Toxicomanie : un problème de santé publique grave

Oct 28, 2020

La toxicomanie est un problème de santé publique grave même dans les circonstances les plus favorables. Dans le contexte d’une pandémie mondiale cependant, il est plus important que jamais de lever le voile sur ce problème.

Le mois de novembre est le Mois national de la sécurité communautaire et de la prévention de la criminalité et cette année, le Conseil canadien de la sécurité voudrait que vous soyez conscient de vos habitudes de consommation d’alcool et de drogue ainsi que des effets négatifs que ces habitudes peuvent entraîner.

« Ce sont des questions qui revêtent une importance bien réelle pour les Canadiens », a déclaré Gareth Jones, président et directeur général du Conseil canadien de la sécurité. « Chacun a trouvé un moyen de faire face à cette pandémie, mais il est bon de se rappeler que l’abus de substances est plus une béquille qu’une solution et que cet abus peut entraîner des problèmes de santé à long terme ».

L’impact de la crise des opioïdes au Canada a été bien documenté avant même la pandémie. L’Agence de la santé publique du Canada a estimé à 12 800 le nombre de décès dus à une surdose d’opioïdes entre janvier 2016 et mars 2019. Alors que les organismes gouvernementaux s’attaquent aux problèmes que posent la prescription excessive de médicaments et les drogues illicites vendues dans la rue, il convient toujours d’informer les personnes touchées par cette crise qu’une aide est à portée de main.

En outre, selon un sondage réalisé en avril 2020 pour le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, 18 p. 100 des Canadiens ont rapporté une augmentation de leur consommation d’alcool tandis que 70 p. 100 des personnes interrogées ont déclaré que leur consommation était restée la même. Les principales raisons de cette consommation accrue sont l’absence d’horaires réguliers, l’ennui, le stress et la solitude.

Il est important de noter que la dépendance est une maladie. Selon certaines études, les personnes souffrant de troubles graves liés à la consommation de substances psychoactives présentent des changements dans la chimie de leur cerveau par rapport à celles qui ne souffrent pas de ce trouble, notamment des changements spécifiques dans les domaines qui ont un impact sur le jugement, le contrôle des impulsions, la prise de décisions et l’apprentissage. Bien qu’il puisse sembler évident à première vue que l’abus de substances peut être nocif, les personnes souffrant de dépendance en sont souvent conscientes mais continuent à consommer la substance de leur choix, qu’il s’agisse de l’alcool ou de drogues.

Selon l’Association canadienne pour la santé mentale, on peut décrire la dépendance comme suit :

 

  • état de besoin intense
  • perte de contrôle à l’égard de la consommation ou de sa fréquence;
  • compulsion à consommer; et
  • consommation de substances malgré les conséquences.

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 Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à:
Lewis Smith
Gestionnaire, Projets nationaux, Conseil canadien de la sécurité
lewis.smith@safety-council.org

Où puis-je obtenir de l'aide?

Si vous constatez des symptômes de dépendance chez vous, il n’est pas trop tard pour obtenir de l’aide. Partout au Canada, il existe des ressources qui vous proposent d’autres méthodes d’adaptation, un soutien et un traitement. Consultez le lien ci-dessous pour obtenir une liste des services d’urgence, des lignes d’assistance téléphonique, des services provinciaux et de diverses ressources offerts aux quatre coins du pays.

Quelle aide puis-je apporter?

Voir un être cher se battre contre sa dépendance peut être extrêmement douloureux et peut entraîner un sentiment d’impuissance. Il n’est pas possible d’aider quelqu’un qui ne veut pas s’aider lui-même, mais voici l’aide que vous pouvez apporter :

  • Exprimez votre affection et votre inquiétude. Ne prêchez pas, ne faites pas de sermon et ne les culpabilisez pas, mais dites-leur qu’ils peuvent compter sur votre aide et votre soutien. La dépendance se heurte souvent au déni ou à la colère, alors soyez prêt à donner des exemples précis du comportement qui vous inquiète.

 

  • Renseignez-vous sur la dépendance et la toxicomanie. La lecture de cet article est un excellent début! Parmi les autres ressources à consulter, citons le Gouvernement du Canada, l’Association canadienne pour la santé mentale et le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances.

 

  • Soyez solidaire mais ferme. En justifiant leur comportement ou en fermant les yeux, vous les laissez continuer sur la voie dans laquelle ils se sont engagés. De même, en assumant leurs responsabilités, ils n’auront pas à subir les conséquences de leurs actes.

 

  • Proposez-leur de les aider. Beaucoup ont essayé d’arrêter ou de réduire leur consommation par eux-mêmes et beaucoup ont échoué. La dépendance est une maladie qu’il est extrêmement difficile de combattre sans aide professionnelle. Il peut être utile pour eux de savoir que quelqu’un s’intéresse suffisamment à eux pour chercher activement à les aider.