Toxicomanie et conduite automobile ne font pas bon ménage

Mai 9, 2019

Alors que le Canada renoue enfin avec la chaleur, le pays tout entier peut pousser un soupir de soulagement. Les fleurs sortent de terre. Les chalets sont rouverts et la fin de semaine prolongée du mois de mai est une excellente occasion de prendre la route!

Cette fin de semaine prolongée en mai coïncide également avec la Semaine nationale de la sécurité sur la route qui aura lieu cette année du 14 au 20 mai. Le Conseil canadien de la sécurité aimerait profiter de cette occasion pour vous rappeler que la consommation de drogues et la conduite automobile ne font pas bon ménage. Lorsque vous prenez le volant en état d’intoxication à l’alcool ou aux drogues, vous mettez non seulement votre propre vie en danger mais aussi celle des autres usagers de la route.

Nul ne s’étonnera d’apprendre que conduire avec des facultés affaiblies est dangereux, imprudent et égoïste – les messages appelant à la sécurité sur ce sujet ne datent pas d’hier. Et pourtant, alors que les statistiques montrent que le nombre de personnes conduisant avec des facultés affaiblies diminue graduellement, les chiffres les plus récemment publiés continuent d’être source d’inquiétude.

Selon Statistique Canada, 72 039 incidents de conduite avec facultés affaiblies ont été signalés en 2015, ce qui représente 201 incidents par tranche de 100 000 habitants. Ce nombre est le plus faible depuis que des statistiques à ce sujet ont commencé à être recueillies en 1986, mais la conduite avec facultés affaiblies demeure l’une des principales causes criminelles de décès et de blessures au Canada.

Cette statistique comprend environ 3 000 incidents de consommation de drogues au volant dont sept ont été mortels et 19 ont causé des blessures corporelles. Il est bon de noter que ces statistiques ne reflètent pas les conséquences que la légalisation du cannabis à l’échelle du pays a pu avoir sur le paysage routier canadien.

Les facultés affaiblies par le cannabis et par l’alcool ne présentent pas des caractéristiques identiques. De toute évidence, on connaît bien les effets de l’alcool au volant. Un conducteur en état d’ébriété peut se sentir poussé à prendre des risques, à faire des excès de vitesse et de façon plus générale, à agir imprudemment. De plus, sa concentration peut diminuer, son délai de réaction peut ralentir et sa vue et son ouïe peuvent être altérées.

Alors que les délais de réaction chez les consommateurs de cannabis peuvent aussi être plus lents, ces substances intoxicantes que sont l’alcool et la drogue se distinguent par la manière dont le consommateur réagit. En règle générale, les consommateurs de cannabis laissent plus d’espace entre leur véhicule et celui qui les précède et conduisent aussi plus lentement. En l’espèce, le danger vient du caractère imprévisible du conducteur intoxiqué – par exemple, un conducteur sous l’influence du cannabis peut s’arrêter à un panneau indicateur d’arrêt ou à un feu de circulation plus longtemps que prévu.

Sous l’influence du cannabis, les habiletés motrices et le jugement peuvent également être altérés. Et, si l’alcool vient s’y ajouter, les effets nuisibles peuvent se multiplier et exacerber le danger à une puissance exponentielle.

Ne courez pas ce risque. Si vous conduisez, ne consommez pas. Si vous avez l’intention de conduire mais que vous avez trop consommé, laissez la voiture où elle est. Passez la nuit où vous êtes si vous le pouvez, demandez à un ami ou à un membre de votre famille de vous ramener chez vous ou empruntez un taxi, un service de covoiturage ou un autre moyen de transport. Mais quoi que vous fassiez, ne prenez pas le volant. La sécurité des routes est la responsabilité de tous.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Lewis Smith
Chef, Programmes nationaux, Conseil canadien de la sécurité
media@safety-council.org
613-739-1535 x228

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