La sécurité à motocyclette

Cet article provient de l’archive de juillet 2001. Bien que tout effort ait été pris pour assurer la précision de l’information présenté, veuillez noter que certaines informations pourraient être hors date.

L'image type du motocycliste est en train de se transformer. Les jeunes motocyclistes à la recherche de sensations fortes sont en moins grand nombre. On ne considère plus la motocyclette comme un simple moyen de transport à bon marché. Les motocyclistes d'aujourd'hui sont d'âge moyen et se font de plus en plus nombreux sur les routes. Plusieurs conduisent des machines puissantes et coûteuses.

Les motocyclistes qui suivent le cours de formation du CCS sont à la fin dela trentaine, et sont environ dix ans plus vieux que ceux qui suivaient le cours il y a une décennie. L'acheteur américain type d'une motocyclette est un homme de 42 ans ayant un revenu de 67 000 $ US.

Au Canada, les ventes de moto ont plus que triplé pour passer de 24 000 en 1996 à 
76 000 en 2003. L'acheteur a en moyenne 46 ans.

La majorité des motocyclistes au Canada suivent En piste

Soixante-dix pour cent de tous les nouveaux motocyclistes qui sont titulaires d'un permis au Canada (85 p. 100 en Ontario) suivent En piste, le cours de formation des motocyclistes offert par le Conseil canadien de la sécurité. Compte tenu de la popularité grandissante de la motocyclette, le nombre d'inscriptions ne fait que s'accroître. En 2003, plus de 23 000 apprentis motocyclistes et motocyclistes chevronnés ont suivi En piste, un cours reconnu partout à travers le monde pour l'excellence de son contenu et son instruction. Les mordus de la moto peuvent améliorer leurs aptitudes en suivant ce cours fort agréable du CCS.

La façon d'enseigner à un motocycliste diffère de beaucoup de la formation d'un apprenti conducteur. Contrairement à la majorité des apprentis conducteurs qui doivent apprendre à conduire un véhicule, à observer le code de la route et à composer avec les autres usagers de la route, la plupart des nouveaux motocyclistes savent déjà conduire et connaissent le code de la route. La motocyclette étant leur deuxième véhicule, souvent utilisé pour des fins de loisirs, les motocyclistes veulent être en mesure de rouler prudemment.

Visitez le site Web www.ridertraining.org pour en savoir davantage sur le cours En piste et pour savoir où il sera donné.

Des progrès remarquables

Autrefois, la motocyclette avait une mauvaise réputation au chapitre de la sécurité. Les pertes de vie attribuables à la motocyclette atteignirent leur sommet en 1973, année où 903 motocyclistes perdirent la vie sur les routes au Canada. Ce nombre alarmant de décès et de blessures alla inciter le Conseil canadien de la sécurité à élaborer le tout premier cours de formation en motocyclisme au monde. Transports Canada octroya le fonds de lancement durant la saison 1973-74. Depuis lors, c'est l'industrie du motocyclisme qui accorde du soutien à ce cours.

De nos jours, les motocyclettes et les routes sont plus sûres. Il en va de même pour les motocyclistes, car la plupart d'entre eux suivent un cours de formation. En 2001, 161 motocyclistes perdirent la vie sur les routes au pays, ce qui représentait 5,8 pour cent de tous les décès sur la route au Canada, une baisse marquée par rapport aux 10,7 pour cent enregistrés en 1983. Durant la période de 11 ans allant de 1987 à 1998, le taux d'accidents mortels chuta de 40 pour cent. Quant au taux d'accidents avec blessures, il dégringola de 48 pour cent.

Le repli du nombre de motocyclistes qui perdent la vie a dépassé la tendance générale à la baisse, car moins de personnes perdent la vie à la suite de collisions mettant en cause la motocyclette. Entre 1983 et 1999, le nombre total de tous les types décès de la route se replia de 30 pour cent. Durant cette même période, le nombre d'inscriptions de motocyclettes a connu une baisse de 33 pour cent, tandis que les pertes de vie ont chuté de 65 pour cent.

Plusieurs accidents mortels en motocyclette impliquent habituellement un seul véhicule, surviennent le soir, en fin de semaine, en milieu rural, sur une route dont la vitesse permise est de 90 km/heure et plus. C'est le motocycliste qui est d'habitude en tort. Environ le tiers de ces motocyclistes avaient consommé de l'alcool et plus de la moitié d'entre eux affichaient un taux d'alcoolémie très élevé (plus de 0,15). Les jeunes motocyclistes représentent seulement 11 pour cent des décès.

Une expérience réalisée récemment au Québec en dit long sur la pertinence de la formation des motocyclistes. De 1998 à 1997, la formation des motocyclistes était obligatoire au Québec. En 1998, soit juste après la fin de la formation obligatoire des motocyclistes, le nombre de décès attribuables à la motocyclette fit un bond de 46 pour cent. Suite à ce constat, le Québec rendit à nouveau obligatoire la formation des motocyclistes le 1er juillet 2000.

La formation obligatoire présente de nombreux avantages, de même que des inconvénients. À titre d'exemple, l'Ontario opta pour la formation volontaire avec incitatifs, mesure qui s'est avérée plus efficace à long terme.

L'essentiel c'est que rien ne peut remplacer un motocycliste averti et formé qui ne consomme pas d'alcool avant de prendre la route.