La fatigue et l’alcool au volant, du pareil au même?

Cet article provient de l’archive de juillet 2006. Bien que tout effort ait été pris pour assurer la précision de l’information présenté, veuillez noter que certaines informations pourraient être hors date.

Si vous êtes très fatigué, vos facultés le sont aussi. Ne prenez pas le volant. Voilà le message de la Table ronde sur la sécurité routière et son nouveau site Web www.fatigueauvolant.ca.

La conduite en état de fatigue est risquée pour le conducteur de même que les autres personnes sur la route. La fatigue nuit à votre capacité de conduire en diminuant votre temps de réaction, en affectant vos réflexes et en altérant votre jugement. En fait, une personne très fatiguée conduit parfois comme si elle était en état d'ébriété.

Selon des données inquiétantes, 20 % des Canadiens avouent s’être endormis au volant au moins une fois l’année passée. Des études laissent supposer que la fatigue joue un rôle important dans environ 15 % des collisions impliquant des véhicules à moteur. Chaque année, ces collisions sont à l’origine d’environ 400 décès et 2 100 blessures graves.

La fatigue peut être causée par un nombre insuffisant d’heures de sommeil, un sommeil interrompu ou fragmenté ou par un manque chronique de sommeil. Parmi les autres facteurs qui contribuent à la fatigue au volant, citons le nombre d’heures passées sur la route, le moment de la journée, les troubles du sommeil non diagnostiqués et la consommation de médicaments ou d’alcool.

Voici quelques signes indiquant qu’on est trop fatigué pour conduire : perte de concentration, somnolence, bâillement, temps de réaction lent, sensibilité ou fatigue oculaire, ennui, sentiment d’irritabilité et d’agitation, de même que le fait de rater une partie de la signalisation routière, d’avoir de la difficulté à rester dans la bonne voie et de cogner des clous. Les travailleurs de quart et les adolescents sont particulièrement à risque. Les conducteurs qui présentent ces symptômes devraient se garer prudemment sur le côté de la route et faire une sieste.

Une personne qui n’a pas dormi depuis 18 heures a les facultés aussi affaiblies qu’une personne avec un taux d’alcoolémie de 0,05 (taux qui donne le droit à la police de la plupart des provinces de confisquer un permis de conduire pour une période de 12 à 24 heures). La police ne peut pas inculper une personne pour fatigue au volant, mais ce n’est pas une raison pour compromettre la sécurité des gens.

La Table ronde sur la sécurité routière regroupe les Brasseurs du Canada, le Conseil canadien de la sécurité, l’Association canadienne des chefs de police, l’Association canadienne des automobilistes (la CAA), les assureurs habitation, automobile et entreprise du Canada, l’Association des chemins de fer du Canada et l’Association de l’industrie touristique du Canada.