La vie active au travail

Cet article provient de l’archive de juillet 2001. Bien que tout effort ait été pris pour assurer la précision de l’information présenté, veuillez noter que certaines informations pourraient être hors date.

Le Conseil canadien de la sécurité travaille de concert avec l'Agence de santé publique du Canada par le biaîs du Conseil canadien de la santé et de la vie active au travail (CCSVAT) afin de mettre en oeuvre des programmes de vie active au travail. Le secrétariat du CCSVAT se trouve au CCS.

Selon un sondage mené en 1998 par l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie, 64 pour cent des adultes de 18 ans et plus au Canada n'étaient pas suffisamment actifs pour en tirer les bienfaits sur le plan de la santé.

Ces résultats ne veulent en aucun cas dire qu'ils ne comprennent pas l'importance de rester en bonne forme physique. Selon l'ICRCPMV, 85 pour cent des Canadiens apprécient l'activité physique, 72 pour cent d'entre eux voient d'un bon oeil les résultats de l'activité physique, et la majorité aimerait être plus actifs.

Le plus gros problème, c'est de trouver le temps. Les obligations professionnelles et familiales, ainsi que d'autres priorités, empêchent une personne de consacrer du temps à des activités physiques.

Quinze millions de Canadiens passent la moitié de leur temps au travail, la plupart du temps assis devant un bureau ou une machine. Plusieurs autres doivent conduire un véhicule dans le cadre de leurs fonctions ou se rendre au travail en auto. Selon des recherches, les Canadiens occupant un poste sédentaire mènent également une vie sédentaire. Il est donc essentiel de trouver des moyens de faire plus d'activité physique au travail et en dehors des heures de travail.

Les avantages d'une vie active au travail

Il existe d'excellentes raisons pour incorporer la vie active au travail :

  • Les entreprises ayant mis en oeuvre des politiques en matière de vie active au travail affirment qu'il s'agit d'une bonne affaire.
  • Il est important que les employeurs épousent la diligence raisonnable dans un monde de travail où les activités se déroulent à un train d'enfer.
  • L'accès à l'activité physique au travail et aux cafétérias qui proposent des aliments sains sont des conditions de travail qui permettent d'attirer et de garder les employés de haut calibre.

Selon des recherches, il y a un lien entre la vie active/l'activité physique et le mieux-être de chaque employé. Les employés plus en santé :

  • affichent de plus faibles coûts de soins de santé ;
  • ont de plus faibles taux de roulement ;
  • ont de plus faibles taux d'absentéisme ;
  • font moins de demandes d'indemnité ;
  • ont une meilleure productivité ; et
  • ont un meilleur moral.

Par contre, les entreprises comptant des employés inactifs au plan physique peuvent afficher des coûts plus importants. La fatigue, l'inattention, les accidents et un faible rendement sont plus courants chez les employés inactifs. En revanche, les employés en bonne forme physique manquent moins de jours de travail, ont moins d'accidents, peuvent mieux faire face aux stress, et ont une meilleure satisfaction de l'emploi que les employés qui ne sont pas en forme.

Le stress joue un rôle de plus en plus important dans le nombre de jours de congé de maladie. Les entreprises peuvent entre autres aider leurs employés à gérer leur stress en les aidant à être actifs sur le plan physique au travail.

Ce n'est plus un secret que la population active du Canada vieillit. Les médecins affirment que l'activité physique constitue le meilleure remède contre le vieillissement.

Les employeurs qui font la promotion de la bonne forme physique

Le Sondage national en milieu de travail de 1992, mené auprès de 3 500 entreprises, révéla que plusieurs employeurs encouragent leurs employés à être actifs. Trente-neuf pour cent des entreprises comptant plus de cent employés disposent d'un certain programme de conditionnement physique et 73 pour cent offrent des activités sportives et récréatives. Treize pour cent des petites entreprises (moins de 50 employés) ont des programmes de conditionnement physique et 42 pour cent offrent des activités sportives et récréatives.

En 1998, L'Agence de santé publique du Canada effectua une enquête auprès de 120 milieux de travail qui favorisent et appuient les programmes de vie active au travail. Il est ressorti de cette enquête que de plus en plus d'employeurs se rendent compte de l'importance d'avoir des programmes et politiques de conditionnement physique et de vie active. Seulement 16 pour cent de ces milieux de travail avaient mis en place un programme de vie active et de conditionnement physique avant 1980 ; 45 pour cent l'ont fait entre 1981 et 1990, et 38,7 pour cent entre 1991 et 1998.

Plus de 70 pour cent des entreprises offraient un cours dans au moins un des secteurs suivants : danse aérobique à faible impact, musculation et conditionnement et/ou step aérobique. Plus de la moitié d'entre elles offraient des cours d'étirement et de musculation, de marche et de yoga.

Les programmes récréatifs de groupe comme le base-ball, la balle molle et la balle lente, étaient les programmes les plus populaires dans la plupart des entreprises. Il existait également d'autres programmes de groupe, comme le hockey, le racquetball et la marche. Au nombre des activités en groupe, on compte les tournois de golf, les activités estivales, les journées en famille et les journées de marche des entreprises.

Soixante-douze pour cent des entreprises mettaient des installations de conditionnement physique à la disposition de leurs employés. De plus, 35 pour cent offraient une subvention aux employés qui utilisaient des installations externes. On comptait 20 pour cent des entreprises qui offraient des subventions aux employés qui utilisaient des installations externes et internes.

La plupart des entreprises qui se préoccupent de la bonne forme physique ont déclaré que leurs programmes de vie active s'inscrivent dans le cadre d'autres programmes de gestion de la santé, tels que l'éducation sur la nutrition et la gestion du poids, la santé du dos et la santé vertébrale, la gestion du stress, le dépistage des risques pour la santé et la gestion des soins thérapeutiques.

Nouvelle ressource

La vie active au travail : une bonne affaire, une initiative mise au point par le CCSVAT avec le soutien financier de l'Agence de santé publique du Canada, fut lancée sur Internet en avril dernier. Le site Web vieactiveautravail.com démontre les bienfaits de la vie active au travail, présente un sommaire de la recherche qui a été effectuée jusqu'à ce jour à ce sujet, fournit des renseignements sur ce qui fonctionne vraiment, indique comment se lancer à l'aventure, et, enfin, il offre un gabarit qui a été conçu pour les spécialistes afin de les aider dans l'élaboration d'un programme de vie active au travail pour leur entreprise.