La planche à neige

Cet article provient de l’archive de mars 2006. Bien que tout effort ait été pris pour assurer la précision de l’information présenté, veuillez noter que certaines informations pourraient être hors date.

La planche à neige est devenue le sport d'hiver pour lequel on manifeste le plus d'engouement. C'est souvent le risque qui les attirent. La planche à neige fait la joie des jeunes amateurs de sensations fortes qui adorent la vitesse, les bosses et les trucs dangereux.

Selon le Conseil canadien du ski, dans la saison 2004-2005, il y avait 800 000 néviplanchistes canadiens âgés de 12 ans et plus.  Bien qu’il y ait un éventail de plus en plus diversifié de gens qui pratiquent ces sports, 60 % des planchistes sont des hommes et 77 % sont âgés de 24 ans ou moins.

Quoiqu'on compte des adeptes de la planche à neige dans pratiquement toutes les tranches d'âge, 60 % des néviplanchistes sont de sexe masculin et 77 % ont 24 ans ou moins.

Prévenir les blessures

Au fur et à mesure que ce sport fait de plus en plus d'adeptes, le nombre de blessures ne fait que s'accroître.

Si le nombre de blessures dues à la planche à neige n'a pas dépassé celles subies par les skieurs (trois à quatre blessures par mille journées d'exposition pour les deux sports), les blessures que se font les néviplanchistes sont d'habitude plus graves. Trente-huit pour cent des blessures dues à la planche à neige sont des fractures, par opposition à 15 pour cent pour le ski.

Selon des données recueillies sur les enfants admis aux salles d'urgence d'hôpitaux par le Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT), le nombre d'hospitalisations dues aux planches à neige par tranche de 10 000 blessures est passé de 1 en 1990 à plus de 111 en 2000. Quatre-vingt-huit p. 100 des enfants qui se sont blessés en faisant de la planche à neige avaient entre 10 et 19 ans, et 80 % étaient de sexe masculin. La moitié de ces blessures étaient des fractures, dont plus de 40 % au bras.

Les sauts en hauteur constituent la partie la plus excitante de la planche à neige. Comme on pouvait s'y attendre, ils causent également le plus grand nombre de blessures. Plus le saut est haut, plus la blessure sera grave. Les sauts mal exécutés sont la cause la plus fréquente des commotions et fractures au poignet.

Les blessures les plus courantes sont celles aux bras, chevilles et poignets, suivies des blessures à la tête et aux genoux. Elles peuvent être si graves qu'elles causent une incapacité physique (voire mentale) à long terme. Les néviplanchistes se blessent souvent aux bras, poignets et mains lorsqu'ils tentent de réduire l'impact d'une chute. La façon la plus sécuritaire d'amortir une chute est à l'aide des poings. Les traumatismes crâniens surviennent d'ordinaire lors d'une chute par en arrière sur une surface de neige durcie. C'est pourquoi il faut porter un casque protecteur.

Apprendre à bien tomber étant d'une importance capitale, les néviplanchistes devraient suivre des leçons afin d'apprendre les techniques qui leur permettront de réduire les risques de se blesser.

Casques

Aux États-Unis, le débat sur le port du casque sur les pentes de ski a repris de plus belle en 1997 lorsque le fils de l'ancien sénateur Robert Kennedy, Michael Kennedy, mourut sur le coup après avoir heurté un arbre sur une pente de ski au Colorado. Pas moins d'une semaine plus tard, le chanteur et député au Congrès Sonny Bono perdit la vie lors d'un incident semblable survenu au lac Tahoe.

En 1999, la Consumer Product Safety Commission (CPSC) aux États Unis rendit public un rapport confirmant que le port du casque chez les skieurs et néviplanchistes permettait de prévenir 44 % des traumatismes crâniens chez les adultes et 53 % des traumatismes crâniens chez les enfants de moins de 15 ans, ou d'en réduire la gravité. De 1993 à 1997, le nombre de néviplanchistes américains grimpa de 55 %. Durant cette même période, les blessures dues à la planche à neige a presque triplé, alors que le nombre de traumatismes crâniens a quintuplé.

Le constat du CPSC abonde dans le même sens que ceux d'une enquête suédoise menée en 1986, de laquelle il est ressorti que les traumatismes crâniens chez les skieurs portant un casque étaient 50 % moins nombreux que chez les skieurs ne portant pas de casque. Selon une étude publiée en février 2006 dans la revue de l’American Medical Association, le port d’un casque réduit de 60 p. cent les risques de traumatisme crânien.

La CSA travaille actuellement à l’élaboration d’une nouvelle norme pour les casques pour le ski alpin et la planche à neige; la norme devrait être prête d’ici 2008.

Sauts

Pour exécuter des sauts et atterrir sans vous blesser, vous devez exercer un excellent contrôle de votre planche à neige. Un seul moyen vous permettra d'y parvenir : la pratique. Commencez tout d'abord par perfectionner votre technique de saut, puis allez-y graduellement en exécutant des sauts de plus en plus difficiles.

Si vous êtes débutant, exécutez vos premiers « soulèvements » (ollies) sur une surface enneigée plane. Autrement dit, sauter sans passer par-dessus une bosse. Pour exécuter un soulèvement avec adresse, le devant de la planche doit être plus élevé que le derrière de la planche et vous devez être en mesure d'atterrir sur une pente s'inclinant vers le bas. Si vous atterrissez à plat, vous risquez de vous blesser aux chevilles, aux genoux et au dos. Exercez-vous à faire des soulèvements jusqu'à ce que vous vous sentiez à l'aise, puis passez à une piste damée en pente d'une hauteur maximale d'un demi mètre de neige (un à deux pieds). Vérifiez toujours l'aire d'atterrissage avant d'effectuer un saut et préparez-vous à atterrir à plat au sol, et non sur les carres de la planche à neige.

Lorsque vous exécutez un saut, faites un soulèvement pour vous donner un élan. Gardez votre corps bien droit dans les airs et repérez immédiatement un endroit sûr pour atterrir. Organisez-vous toujours pour que votre planche à neige arrive à plat au sol lors de l'atterrissage et pliez toujours les genoux pour amortir le choc. Dès que vous aurez appris à exécuter des petits sauts, vous pourrez passer à des sauts plus hauts. Allez-y toujours graduellement.