La sécurité dans le cyberespace

Cet article provient de l’archive de janvier 2002. Bien que tout effort ait été pris pour assurer la précision de l’information présenté, veuillez noter que certaines informations pourraient être hors date.

Le Canada est le pays le plus « branché » au monde. En mars 1999, le Canada fut le premier pays à brancher toutes les écoles et bibliothèques publiques à Internet. En 2005, 94 % des enfants de la quatrième année à la quatrième secondaire consultent Internet à la maison, et 68 % de Canadiens d’âge adulte utilisaient l’Internet à des fins personnelles non commerciales.

La Toile est un moyen de communication passionnant pour les enfants et les ados et un outil didactique qui recèle du potentiel pour les parents. Ces derniers connaissent souvent moins bien la Toile que leurs enfants. À preuve, des études démontrent que les parents ne savent pas vraiment ce que leurs enfants font en ligne.

La moitié des parents canadiens disent se soucier le plus des sites dont le contenu ne s’adresse pas aux enfants. On compte plusieurs catégories de contenu illégal et inopportun, dont la pornographie infantile et la propagande haineuse. Quoique la loi interdise aux sites de jeu et d’alcool de cibler les enfants, les moins de 18 ans peuvent y accéder car il n’y a aucun moyen de vérifier leur âge. En fait, certains de ces sites ont des liens à des sites qui sont très populaires auprès des jeunes. Les parents désirent de plus protéger leurs enfants de tout contenu offensant, tel que les sites sexuellement explicites ou ceux faisant la promotion de violence gratuite. Il arrive que les enfants qui font des rencontres de gens en ligne sont surpris de recevoir du contenu inopportun de leur nouvel « ami » Les bavardoirs et la messagerie instantanée sont très populaires auprès des jeunes. À preuve, le tiers des enfants de 9 à 10 ans utilisent les bavardoirs, pourcentage qui passe à près de trois quarts chez les ados. Plus de la moitié des ados (des 13 à 17 ans) visitent des bavardoirs privés ou pour adultes. Ce qu’ils ne savent toutefois pas, c’est qu’ils risquent de recevoir des courriels non sollicités — ce qui peut expliquer la raison pour laquelle environ le même pourcentage d’ados dit avoir reçu du polluriel pornographique. Chez les 11 à 12 ans, un enfant sur cinq déclare avoir reçu des courriels qui les ont bouleversés ou effrayés. Seulement 20 pour cent de ces enfants l’ont mentionné à un adulte.
Les parents et les policiers se soucient notamment des prédateurs en ligne. Quarante-trois pour cent des ados âgés de 15 à 17 ans ont dit avoir été invités à rencontrer quelqu’un dont ils ont fait la connaissance en ligne. Un enfant sur cinq a accepté de le faire ; et de ce nombre un sur cinq est allé rencontrer la personne seul. Le Conseil canadien de la sécurité conseille fortement aux parents d’établir des règles relatives à l’usage d’Internet, et de s’assurer qu’ils savent ce que font leurs enfants sur la Toile. Le site Web d’Elmer l’éléphant prudent renferme entre autres des règles sur la sécurité sur Internet. Le Réseau éducation-médias constitue pour sa part une excellente source de sites conçus pour enfants. Il permet de plus de suivre les traces des enfants dans Internet et de les protéger des prédateurs en ligne. Pour obtenir des informations pratiques et des jeux qui apprendront à vos enfants à se débrouiller sur Internet, visitez le site Web La toile et les jeunes.

Règles de sécurité dans le cyberespace pour enfants

  • Lorsque j’utilise Internet, je donnerai toujours un pseudonyme ou un surnom qui ne dévoile rien sur moi.
  • Je n’ouvrirai pas les courriels, fichiers, liens, images, ou jeux de personnes que je ne connais pas ou à qui je ne fais pas confiance.
  • Je ne prendrai pas de dispositions pour rencontrer une personne dont j’ai fait la connaissance sur Internet sans en parler à un de mes parents qui m’accompagnera.