Des dangers vous guettent sur la Toile

Cet article provient de l’archive de janvier 2003. Bien que tout effort ait été pris pour assurer la précision de l’information présenté, veuillez noter que certaines informations pourraient être hors date.

Selon Statistique Canada, les enfants écoutent moins la télévision et passent plus de temps devant l'ordi. Au plan de la santé, il serait beaucoup plus bénéfique pour eux de s'adonner à d'autres activités, telles que jouer dehors, que de s'asseoir devant un écran pendant de longues heures. Au plan de la sécurité personnelle, le cyberespace est une jungle pratiquement impossible de réglementer.

Baptisé le cheval de Troie électronique, Internet regorge de sites éducatifs et de divertissements, ainsi que de sites qui permettent de communiquer avec des gens aux quatre coins du globe. Il est malheureusement le lieu de prédilection des escrocs, des pédophiles, des idéologies et du matériel dont les parents veulent mettre leurs enfants à l'abri.

Dans le but d'aider les parents à protéger leurs enfants contre le côté sombre de la Toile, le Conseil canadien de la sécurité et le Réseau éducation-médias diffusent des conseils sur la sécurité dans Internet.

Dévoilement de son nom

S'envoyer des courriels entre amis semble une activité bien inoffensive. Toutefois, dès que les enfants se donnent leurs adresses électroniques, ils peuvent commencer à recevoir des messages réacheminés, dont certains provenant de plusieurs expéditeurs à la fois. Ce phénomène est rendu possible grâce à l'usage du champ CC qui montre les adresses électroniques à un nombre grandissant d'étrangers pouvant atteindre des centaines.

Les polluposteurs profitent de ces courriels en chaîne pour remplir à bloc des boîtes de réception de courriels non sollicités, allant de baratins commerciaux aux polluriels pornographiques et haineux. Ils peuvent également obtenir des renseignements personnels si l'adresse électronique se trouve dans des renseignements signalétiques identifiables par le biais du fournisseur de services Internet.

Lorsque vous donnez votre numéro de téléphone ou votre adresse à un ami, vous ne vous attendez pas à ce qu'il le donne à chaque personne à qui il téléphone ou envoie un courriel, et que la prochaine personne en fasse autant. La plupart des parents et enfants ne se rendent même pas compte des risques et des conséquences de cette pratique courante.

L'intimidation

Selon une étude réalisée en avril 2002 par l'oeuvre de bienfaisance pour enfants britannique NCH, plus d'un adolescent sur quatre a été victime d'intimidation par courriel ou sur le téléphone cellulaire. Les 856 répondants avaient entre 11 et 19 ans. Seize pour cent d'entre eux avaient reçu un message textuel intimidant ou menaçant, sept pour cent avaient été harcelés à un bavardoir et quatre pour cent par courriel. Une victime sur trois ne l'avait mentionné à personne.

Internet a pour effet de sortir l'intimidation des cours d'école. Personne n'en est à l'abri, même à la maison. Les brutes peuvent aller jusqu'à créer des sites Web haineux sur d'autres enfants et en diffuser l'adresse électronique dans les bavardoirs. Une brute peut intimider quelqu'un en lui envoyant constamment des courriels menaces qu'il n'oserait même pas faire en personne.

Les victimes devraient changer leur numéro de téléphone cellulaire ou adresse électronique. Si elles continuent à recevoir des messages, elles ne devraient pas avoir peur de le signaler à la police.

Le cyberharcèlement

Un cyberharceleur est quelqu'un qui communique avec une personne ou qui tente d'obtenir des renseignements personnels intimes sur elle par le biais de la communication en ligne sans obtenir son consentement ou après que la personne lui a demandé d'arrêter. Ces harceleurs se cachent dans les bavardoirs, les groupes de nouvelles, les babillards électroniques et le courriel. Ils se fixent pour objectif de semer la peur et d'obtenir une réaction. Ils peuvent également envoyer des virus ou des quantités massives de polluriels, ou pirater un ordinateur.

Selon un rapport de 1999 du département de la justice américain, un internaute sur dix a été harcelé en ligne. La plupart des victimes étaient des adultes, et 80 pour cent des femmes. Ce qui est notamment alarmant, c'est qu'un cas de cyberharcèlement sur cinq dégénère en véritable cas de harcèlement réel.

Si vous croyez être victime d'harcèlements, ne répondez à aucun courriel envoyé par le harceleur. Installez un filtre ou un logiciel de filtrage afin d'empêcher tout courriel du harceleur d'arriver dans votre boîte de réception. Si vous éprouvez seulement des problèmes avec le logiciel ICQ ou le service de clavardage IRC, changez complètement votre identité en ligne.

Le harceleur finira par lâcher prise si vous ne vous prêtez pas à son petit jeu. Si le harcèlement persiste, rapportez l'harceleur à son fournisseur de services Internet et au vôtre. Lorsque vous aurez obtenu suffisamment de preuves à l'appui, la plupart des fournisseurs de services Internet fermeront le compte du contrevenant. Sachez toutefois que vous risquez d'aggraver la situation en procédant ainsi. Vous aurez peut-être à changer votre compte de courrier électronique ou votre adresse électronique.

Cyberaide.ca

En 2002, un nouveau site a vu le jour sur la Toile à www.cyberaide.ca. Il s'agit d'un site exploité par le Centre canadien de protection de l'enfance de concert avec le gouvernement fédéral et des associés du secteur privé. Ce site traite les renseignements provenant des personnes qui communiquent des cas d'exploitation sexuelle en ligne des enfants. Il existe également un numéro sans frais, soit le 1-866-658-9022, qu'on peut composer pour signaler ces cas.

Les cas de pornographie infantile, de leurrer, de tourisme du sexe orienté vers les enfants, ou de la prostitution enfantine peuvent être signalés. Cyberaide.ca reçoit et analyse les pistes, puis les transmet à l'organisme d'application de la loi approprié.

Les parents se doivent de surveiller l'usage que font leurs enfants d'Internet.