La priorité aux enfants

La Semaine nationale de la sécurité scolaire
17 octobre - 23 octobre, 2007

OTTAWA – Chaque usager de la route au Canada a un rôle à jouer relativement à la sécurité des piétons et cyclistes d‘âge scolaire et des autobus scolaires. Les règles régissant le comportement des conducteurs qui partagent la route avec les autobus scolaires visent à obtenir les meilleurs résultats possible au plan de la sécurité lorsque les écoliers montent à bord de l’autobus scolaire, y prennent place et en descendent. Il a été prouvé que grâce à l‘éducation, à la sensibilisation et au respect du code de la route, l’autobus scolaire constitue le moyen de transport le plus sécuritaire pour les écoliers. Les avancées technologiques ont à ce sujet permis d’améliorer les dispositifs de sécurité, tels que le signal d’arrêt escamotable qui se déploie devant les autobus pour accroître la visibilité des enfants, de même que les rétroviseurs stratégiquement disposés en vue d’améliorer le champ de vision autour de l’autobus.

Plus de 20 000 autobus scolaires au Canada assurent chaque jour le transport de nos enfants entre la maison et l‘école. On peut facilement les reconnaître de par leur couleur (jaune vif), leurs feux intermittents et leurs formes distinctes. Ils peuvent transporter des écoliers d‘âges et de tailles différents, de même qu‘à différents stades de développement. Ils font par ailleurs de nombreux arrêts, de courts trajets et de longs trajets le long des routes rurales.

À l’occasion de la Semaine nationale de la sécurité scolaire, le Conseil canadien de la sécurité tient à rappeler aux automobilistes de partager la route avec les autobus scolaires et les piétons et cyclistes d‘âge scolaire et de respecter le code de la route, pour que nos écoliers puissent se déplacer en toute sécurité.

Le code de la route de chaque province et territoire stipule que tout conducteur qui arrive à l’approche d’un autobus scolaire dont les feux intermittents sont en marche, peu importe qu’il le suive ou le croise, doit immobiliser son véhicule et ne se réengager que lorsque les feux intermittents sont éteints (sauf sur une chaussée séparée par un terre-plein central, où la circulation roulant en sens inverse n’est pas tenue de s’arrêter). Il est également important de noter que la plupart des autobus scolaires sont tenus, en vertu de la loi, de s’arrêter aux passages à niveau. Les automobilistes devraient donc se préparer à arrêter.

Les automobilistes peuvent aider les écoliers à pied ou à vélo à atteindre leur destination en toute sécurité, en observant les règles suivantes :

  • Respecter le code de la route relatif aux autobus scolaires.
  • Surveiller s’il y a d’enfants qui courent pour rattraper leur autobus. Les enfants sont reconnus pour porter peu d’attention à leur sécurité et à se précipiter parfois dans la circulation.
  • Respecter les directives des brigadiers et brigadières et ralentir dans les zones scolaires.
  • Se montrer fort prudents durant l’année scolaire, notamment aux heures de la journée où les écoliers se déplacent entre l‘école et la maison.
  • Garder un œil averti sur les cyclistes et piétons se trouvant sur la chaussée.
  • Surveiller, lorsqu’ils tournent à une intersection, les écoliers aux passages pour piétons.
  • Enseigner à leurs enfants comment se montrer prudents sur la route et à bord des autobus scolaires.

La prévention et la prudence peuvent sauver des vies.

Fiche d’information

Il est ressorti d’une étude réalisée pendant une décennie (1992-2001) par Transports Canada que 5 100 collisions (comportant soit des morts soit des blessés) dans lesquelles au moins un autobus scolaire était en cause représentaient environ 0,3 p. 100 des collisions ayant fait des victimes au cours de la même période, tous véhicules confondus. Sur ces 5 100 collisions, on a recensé 145 décès (soit une moyenne de 14,5 par an) et 9 539 blessés (soit, en moyenne, 936 par an).

Pendant la décennie considérée, 7 occupants d’autobus scolaires (y compris un chauffeur), 38 piétons, 8 cyclistes et 92 occupants d’autres véhicules avaient perdu la vie. On pouvait répartir les personnes décédées ainsi : 5 p. 100 étaient des passagers à bord d’autobus scolaires, 26 p. 100 étaient des piétons, tandis que 6 p. 100 étaient des cyclistes. Presque 70 p. 100 de tous les piétons d‘âge scolaire décédés dans ces collisions avaient entre 4 et 7 ans.

Sur les 9 359 blessés (blessures allant de minimales à majeures) ressortis des statistiques sur les collisions, 4 336 (46 p. 100) étaient des occupants d’autobus scolaires, 534 (6 p. 100) étaient des piétons, 197 (2 p. 100) étaient des cyclistes, alors que 4 292 (46 p. 100) avaient pris place dans d’autres véhicules. Environ 60 p. 100 des blessures chez les cyclistes d‘âge scolaire se sont produites entre 14 h et 17 h.

Sources :
Transports Canada : Sécurité routière/collisions des autobus scolaires, 1992-2001
Ministère des Transports de l’Ontario : Sécurité des autobus scolaires : Guide de ressources

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Conseil canadien de la sécurité
Suzanne Robillard, coordonnatrice des communications et des médias
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